La batterie française sans lithium : une révolution en marche !
- 10 févr. 2024
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Dernière mise à jour : 3 mai
Pile et batterie Tiamat
Amiens, mise à jour 2026 – La société française Tiamat développe des batteries sodium-ion, une technologie qui ne dépend ni du lithium ni du cobalt. L'intérêt est clair : utiliser une matière première plus abondante, réduire certaines tensions d'approvisionnement et proposer une alternative utile à côté des batteries lithium-ion traditionnelles.
Il ne s'agit pas de dire que le sodium-ion va remplacer toutes les batteries actuelles du jour au lendemain. En revanche, cette technologie peut devenir très intéressante pour des usages précis : outils électriques, stockage stationnaire, mobilité légère, puis éventuellement certaines applications automobiles.
Des atouts réels, mais à regarder avec nuance
Les batteries sodium-ion de Tiamat mettent en avant plusieurs avantages : absence de lithium et de cobalt, meilleure disponibilité du sodium, potentiel de coûts plus maîtrisés et chaîne d'approvisionnement moins exposée à certains risques géopolitiques.
En revanche, il faut rester prudent sur les comparaisons directes avec les batteries lithium-ion. Selon les usages, la densité d'énergie, la durée de vie, le coût final et les performances peuvent varier. La vraie force du sodium-ion est surtout d'ouvrir une option complémentaire, pas de promettre une solution magique pour tous les véhicules électriques.
Un intérêt industriel confirmé
Tiamat a attiré l'attention d'acteurs industriels importants. Stellantis Ventures a notamment investi dans l'entreprise, avec l'objectif de soutenir l'industrialisation de la technologie sodium-ion en France.
Les premiers marchés visés concernent surtout les outils électriques et le stockage stationnaire, avant une montée en puissance possible vers des produits de deuxième génération destinés à la mobilité électrique. C'est une trajectoire plus réaliste que l'idée d'un basculement immédiat de toute l'industrie automobile.
Un projet français à suivre près d'Amiens
Le projet d'usine autour d'Amiens/Boves reste une étape importante pour l'industrie française des batteries. Il pourrait contribuer à structurer une filière sodium-ion en France, avec des emplois locaux et une expertise utile pour la transition énergétique.
L'enjeu est maintenant de passer de la promesse technologique à l'industrialisation réelle : capacité de production, qualité des cellules, coût, clients, calendrier et usages concrets.
Conclusion
La batterie sodium-ion de Tiamat est une innovation française intéressante, notamment parce qu'elle réduit la dépendance au lithium et au cobalt. Elle ne doit pas être présentée comme une révolution instantanée, mais comme une piste sérieuse, complémentaire et prometteuse pour certains usages.
Si l'industrialisation se confirme, Tiamat pourrait jouer un rôle important dans les batteries nouvelle génération en France.
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