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Agriculteur versus Paysan ?



Ces deux définitions vous paraissent elles identiques ? Pourtant de plus en plus de professionnels insistent, et se sentent concernés sur cette différence notoire, pourquoi ?


Le terme de paysan déborde de valeurs historiques, depuis le 19 ème siècle il a été fortement connoté de valeur péjorative...mais depuis ?


Voici une vision globale, qui sera bien sur discutable, un paysan à tendance agriculteur, ou un agriculteur à tendance paysan, le fin mot sera d’agir dans le sens de la transition.


"LE PAYSAN" est toujours une personne, vivant à la campagne d'une activité agricole lui permettant l’autoconsommation. Il cultive et prône une certaine idée et un respect de la terre et du vivant. Il s'adapte au paysage, ses activités sont souvent multiples : élevage, cultures, artisanat, commerce... Il est à lui tout seul un "microcosme essentiel durable" que l'on peut transposer à l’échelle mondiale.


Faisons court, qui dit autoconsommation, dit le plus souvent prise de conscience établie sur la qualité de l'aliment que l'on produit et des effets bénéfiques ou néfastes sur son environnement direct.


Il y a en effet des producteurs dit "paysans" hautement sensibilisés, innovateurs, respectueux de la biologie des sols, et de l'alimentation animale. Le paysan agit, montre l'exemple, se remet en question, protège, se sacrifie, peut éventuellement, consommer une part de sa production.


Il évolue, il performe, c'est un professionnel qui dure ! il est l'opposé de l'agriculteur productiviste.




"L'AGRICULTEUR" est une personne qui procède à une mise en culture, souvent professionnel de la terre ou de l'élevage d'animaux.


Ce qualificatif a t il encore une conscience humaine ? Cela me fait penser, conscience Humaine...Humus...Humilité, l'amour de la terre, la conscience de ses interdépendances biologiques, ce savoir faire oublié ?


Il m'est arrivé de parler à un agriculteur qui avait l'air de ne pas comprendre cette biologie du sol, refusant cette idée, restant sur ces positions ou sur ce que l'école lui avait peut être enseigné.


Et pourtant, des terres agricoles sont entrain de mourir actuellement, tenue en vie artificiellement grâce aux engrais chimiques et produits phyto. La vie microbienne et animale à quittée ces terres mortes.

Malheureusement, l'agriculteur ne se pose pas/plus de questions, il faut produire à tout prix...il est pourtant une des clefs majeures du changement.


Ne me dites pas que beaucoup sont sensibilisés, mais sont dans l'impossibilité de basculer sur un autre modèle. Si chacun de nous pense que sont voisin peut faire mieux, mais que nous comptons sur lui pour faire ce que nous ne faisons pas, les faits ne changeront jamais.


Au 21 ème siècle le paysan grandit, mais l'agriculteur amasse les connotations tel que : modèle épuisé, agriculture intensive, gestion de pathologie végétale (merci C.Bourguignon), culture hors sol, agro-capitalisme, intrants chimiques, mort des sols, pesticides, glyphosates, destruction de la faune et de la flore, maladie....et d'autres.


Souvent la question lui est posée, mangeriez vous ce que vous produisez ? La réponse est sans appel ! " Certainement pas !" ajouté d'un petit rictus complice, fatalité ?

Pourtant des millions d'animaux et d'humains mangeront ces produits. Ainsi le cycle néfaste de destruction se perpétue, nous mangeons ces végétaux qui ont poussés grâce à la chimie, nous mangeons ces animaux qui eux même ont mangés ces végétaux...


Depuis les années 50, la révolution verte perd de sa couleur, suicide d'agriculteur endetté pris au piège de l’appât du gain, et de la folie des grandeurs. La destruction de notre écosystème est en marche, et je ne m'attarderais pas sur les infiltrations de pesticides et autres produits phytosanitaires dans le sol et dans nos nappes d'eau souterraine, le bilan est catastrophique.


Les pratiques de cet agriculteur insouciant tuent. Elles tuent doucement, insidieusement, sans bruit ou presque. Une odeur de chimie chez un riverain adossé aux champs...le mal est fait !


Comme tout un chacun, nous travaillons pour vivre, et nous pouvons concevoir que l'agriculteur ai besoin de manger, parfois même desinformé, mais au moins puisse t il montrer sa bonne foi, en faisant la démarche vers cette transition. Parfois un paysan peut convaincre un agriculteur, souhaitons que dans ce réseau terrien chacun se sente concerné.



Les clefs du changement ?


NOUS ! Nous, consommateurs, refusons cette nourriture, faisons l'effort de nous respecter ! Viens ensuite notre agriculteur qui...s'il le souhaite peut faire cet effort de transition, maintenant et pourra se délester de tous ces qualificatifs qui le tue également, entre autres...


Le politique vient encadrer et accompagner cette transition. Mais cela n'avance pas assez vite. Plus nous attendons, plus l'effondrement nous gagne. Personne n'est parfait, mais ne nous laissons pas aller, chaque petit acte fait de vous le tissus de cette transition.







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