Fer et effets secondaires : que faire si le traitement est mal toléré ?
- 30 juil. 2025
- 5 min de lecture
Dernière mise à jour : 4 mai
Fatigue chronique, carence en fer, prise de sang à la clé… et hop, une prescription de fer, souvent sous forme de sulfate ferreux. Mais au bout de quelques jours, c’est parfois la double peine : maux de ventre, nausées, constipation, voire diarrhées. Si vous aussi vous tolérez mal ce traitement, rassurez-vous : vous n’êtes pas seule. Et surtout, il peut exister une option mieux tolérée, mais uniquement après avis d’un professionnel de santé.

Le fer : indispensable… surtout pour les femmes
Le fer joue un rôle essentiel dans le transport de l’oxygène, la production d’énergie, la concentration, l’immunité.
Les femmes en âge de procréer sont particulièrement exposées aux carences en fer, en raison des menstruations. Voici quelques repères utiles :
Une femme perd en moyenne 30 à 40 ml de sang à chaque cycle, soit environ 15 à 20 mg de fer
En cas de règles abondantes, cette perte peut doubler, atteignant 30 à 40 mg de fer par cycle
Résultat : près de 1 femme sur 4 présente une carence en fer, même sans anémie
👉 Les règles hémorragiques (ménorragies), mais aussi un régime végétarien, le sport intensif, ou encore la grossesse, augmentent fortement le risque de déficit.
Carence en fer ≠ anémie
Beaucoup pensent qu’on manque de fer seulement quand on est anémiée. C’est faux. Il existe plusieurs niveaux de carence :
Carence martiale simple → Ferritine basse, mais taux d’hémoglobine normal. On est souvent fatiguée, essoufflée, irritable, sans cause évidente.
Carence martiale sévère → Réserves vides, hémoglobine en baisse : c’est l’anémie ferriprive. Les symptômes s’accentuent : pâleur, perte de cheveux, palpitations, maux de tête…
Carence extrême → Le manque d’oxygène dans le sang peut provoquer des étourdissements, vertiges, voire dans certains cas des malaises ou des pertes de connaissance.

D’où l’importance de faire une prise de sang complète pour mesurer :
La ferritine (stock de fer)
Le taux de fer sérique
La saturation de la transferrine
Le taux d’hémoglobine
👉 Ne jamais commencer un complément en fer à l’aveugle : seul un dosage sanguin permet de connaître votre véritable besoin.
Les apports journaliers recommandés en fer
Population | Apport recommandé (AJR) |
Femme adulte (règles normales) | 16 à 18 mg/jour |
Femme avec règles abondantes | 20 à 25 mg/jour (voire plus selon pertes) |
Femme enceinte | 30 à 35 mg/jour |
Homme adulte | 9 à 10 mg/jour |
Ces recommandations sont basées sur des données officielles d’organismes de santé reconnus, tels que l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire), l’EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments) et l’OMS (Organisation mondiale de la santé) [1][2][3].
Les pertes en fer liées aux règles abondantes ont été documentées dans la littérature médicale, soulignant l’importance d’adapter les apports en conséquence [4].
Ces apports sont souvent difficiles à couvrir par l’alimentation seule, surtout en cas de végétarisme, règles abondantes ou fatigue chronique.
Le fer : indispensable… mais pas sous n’importe quelle forme
Le fer joue un rôle essentiel dans le transport de l’oxygène, la production d’énergie, la concentration, l’immunité. Les femmes sont particulièrement exposées aux carences (règles abondantes, grossesse, sport, alimentation végétarienne…).
Mais toutes les formes de fer ne se valent pas. Et c’est souvent là que le bât blesse.
Sulfate ferreux : un fer prescrit mais difficile à digérer
Le sulfate ferreux est une forme de fer inorganique. Il est :
peu assimilé par l’organisme (10 à 20 % absorbé)
souvent mal toléré (ballonnements, nausées, constipation)
peu pratique (à prendre loin des repas et de certains aliments)
Et pourtant, il est assimilation parfois variable selon la dose, la forme et le contexte, car peu coûteux et remboursé. Résultat : beaucoup abandonnent le traitement… et restent carencées.

Le fer bisglycinate : une alternative mieux assimilée, mieux vécue
Heureusement, il existe une autre forme de fer : le souvent prescrit, car peu coûteux, bien connu et remboursé. Si les effets secondaires deviennent difficiles à supporter, mieux vaut rappeler son médecin que stopper seule le traitement.Le fer bisglycinate : une piste parfois mieux tolérée, lié à deux molécules de glycine (un acide aminé), ce qui le rend :
✅ souvent présenté comme mieux assimilé (selon les formules)
✅ généralement mieux toléré (selon les personnes)
✅ peut être efficace même à faible dose selon les situations
✅ compatible avec une prise en douceur, souvent en gélule ou en poudre
peut être intéressant même à faible dose selon les situations
Après plusieurs essais avec des médicaments prescrits, que je ne supportais pas bien à cause des effets secondaires digestifs, j’ai testé un complément à base de fer bisglycinate que j’ai trouvé très efficace et beaucoup plus doux pour mon estomac.
Il s’agit de ce produit : Fer bisglycinate (Nutrimea)
Bien sûr, chacun·e réagit différemment, mais pour moi, ça a été un vrai soulagement, sans nausées ni constipation. Toujours avec l’accord de mon médecin, je vous conseille de vous renseigner sur ce type de fer mieux toléré.
Pourquoi les médecins ne le prescrivent-ils pas ?
Bien sûr, chacun·e réagit différemment, mais pour moi, ça a été un vrai soulagement, sans nausées ni constipation. Je l’ai fait avec l’accord de mon médecin, et c’est surtout ce message que je veux faire passer : si une forme de fer ne vous convient pas, parlez-en au lieu d’abandonner en silence.compléments alimentaires non remboursés, souvent vendus en pharmacie ou sur internet. Les médecins généralistes privilégient souvent les traitements conventionnels, remboursés et bien encadrés.
Certains gynécologues, sages-femmes, naturopathes et professionnels de santé orientés bien-être peuvent aussi conseiller le fer bisglycinate à leurs patientes.
Mon conseil (de femme à femme)
Si vous avez déjà abandonné vos gélules de fer à cause de ses effets secondaires, ne culpabilisez pas. Il existe parfois d’autres façons de traiter une carence en fer sans souffrir à chaque prise, mais elles doivent être vues avec un professionnel de santé.
Renseignez-vous et demandez conseil à un professionnel ouvert. Si un traitement vous rend malade, votre confort doit être entendu et discuté avec un professionnel.

En résumé
Critère | Sulfate ferreux | Fer bisglycinate | |
Assimilation | Moyenne (10-20 %) | Meilleure selon les formules | |
Tolérance digestive | Faible | Souvent meilleure | |
Prise avec repas | Non recommandé | Possible selon la formule et l’avis professionnel | |
Recommandation médicale | Oui | À discuter au cas par cas | |
Prix | Faible, remboursé | Plus élevé, non remboursé |
Bonus : astuces pour mieux absorber le fer
Évitez de le prendre avec du thé, café, produits laitiers ou calcium
Associez-le à une source de vitamine C (jus d’orange, kiwi…)
Évitez les antiacides en même temps que la prise
Privilégiez des prises régulières mais à petite dose
Et vous ?
Avez-vous déjà souffert sous complément de fer ? Avez-vous testé le fer bisglycinate ? Partagez vos expériences en commentaire ou sur mes réseaux, cela pourra aider d’autres femmes à se sentir mieux 💬
⚠️ Nous ne sommes pas médecins. Cet article partage une expérience personnelle et des informations générales. Avant de modifier un traitement ou de commencer un complément alimentaire, parlez-en toujours à votre médecin ou à un professionnel de santé. Car chaque situation est unique. Même si le fer bisglycinate est souvent mieux toléré, il est essentiel de demander l’avis de votre médecin avant tout changement.

























Commentaires