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Préménopause : pourquoi votre corps vous joue des tours (et comment reprendre la main)

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    Admin
  • il y a 8 heures
  • 7 min de lecture

Un jour tout va bien, le lendemain plus rien ne va : règles hémorragiques ou inexistantes, fatigue écrasante, vertiges, bouffées de chaleur, humeur changeante comme la météo… Beaucoup de femmes se demandent si elles ne sont pas en train de perdre pied. La vérité, c’est qu’elles entrent dans une étape naturelle de la vie : la préménopause.


Et pourtant, cette période reste un sujet tabou. Trop de femmes se taisent, persuadées qu’elles doivent “tenir le coup”, alors que partager, comprendre et consulter peut transformer radicalement cette expérience.


Qu’est-ce que la préménopause ?


La préménopause est la période de transition avant la ménopause, généralement entre 40 et 50 ans. Elle peut durer plusieurs années et résulte de la fluctuation des hormones féminines (œstrogènes et progestérone). Contrairement à la ménopause, qui correspond à l’arrêt complet des règles depuis au moins 12 mois, la préménopause est une zone grise, pleine de désordres hormonaux.


Imaginez un chef d’orchestre qui n’arrive plus à synchroniser ses musiciens : certains jouent trop fort, d’autres pas du tout, et le résultat est parfois… cacophonique. Voilà ce que vivent beaucoup de femmes dans leur corps.

Femme qui est en préménopause et à des bouffées de chaleur

Les symptômes fréquents (et souvent déstabilisants)


1. Des règles imprévisibles

Certaines femmes rapportent devoir changer de protection toutes les heures, au point de limiter leurs sorties. D’autres passent plusieurs mois sans menstruations et pensent à une ménopause déjà installée, avant de voir revenir leurs règles de façon brutale.

➡️ Pourquoi ? Le déséquilibre hormonal perturbe l’ovulation et l’endomètre.

➡️ À savoir : si les pertes sont trop abondantes (caillots, fatigue extrême), il faut consulter : une anémie est possible.


2. Une fatigue qui ne ressemble pas à la fatigue “habituelle”

Ce n’est pas juste un petit coup de mou. Certaines femmes décrivent cette fatigue comme “avoir couru un marathon avant même d’avoir posé un pied par terre le matin”.

➡️ Elle peut être liée aux troubles du sommeil, à l’anémie, mais aussi directement aux variations hormonales.


3. Étourdissements et chutes de tension

Vous vous levez et le sol tangue. Vous conduisez et tout devient flou quelques secondes. Ces sensations peuvent être liées à une tension plus basse qu’avant, ou à un manque de fer en cas de règles hémorragiques.

➡️ Ces signes, même s’ils sont fréquents, ne doivent pas être négligés : un bilan médical s’impose.


4. Les bouffées de chaleur

Le grand classique, mais vécu différemment par chaque femme. Certaines parlent de “vagues de chaleur qui montent de la poitrine jusqu’au visage” ; d’autres de sueurs nocturnes qui obligent à changer de pyjama au beau milieu de la nuit.


5. Troubles du sommeil

Difficulté à s’endormir, réveil systématique vers 3 ou 4h du matin, sensation d’un cerveau qui ne veut jamais se mettre en pause.

➡️ Conséquence directe : plus de fatigue, plus d’irritabilité.


6. Les montagnes russes émotionnelles

Un éclat de rire peut se transformer en larmes incontrôlables, sans raison apparente. Certaines femmes témoignent de crises de colère qu’elles ne se reconnaissent pas elles-mêmes.

➡️ Là encore, les hormones sont à la manœuvre.


7. La libido en dents de scie

C’est peut-être le plus troublant. Certaines femmes rapportent des envies soudaines et intenses, suivies de périodes de désintérêt total. Et parfois, cela varie… du jour au lendemain.

➡️ Une explication ? Les fluctuations hormonales, mais aussi le stress, la fatigue, le regard porté sur soi (prise de poids, bouffées de chaleur gênantes).


8. Le corps qui change

Prise de poids localisée, douleurs articulaires, impression de “vieillir d’un coup”. Le métabolisme ralentit, et les muscles et articulations deviennent plus sensibles.


couple préménopause

Et les hommes dans tout ça ?


La préménopause se vit au quotidien, et pas seulement par la femme. Les conjoints, eux aussi, subissent les conséquences indirectes.

Beaucoup d’hommes témoignent de leur désarroi face aux changements soudains d’humeur ou de désir. L’erreur la plus fréquente est de penser que “c’est contre eux”.


Comprendre les changements

Les humeurs changeantes, la fatigue, la baisse de libido ou l’irritabilité ne sont pas dirigées contre le partenaire. Elles sont la conséquence directe des bouleversements hormonaux.

Un mari qui comprend cela évite de le prendre pour lui et peut apporter un soutien précieux.


La communication

Parler ouvertement de ce qui se passe est essentiel. Beaucoup de malentendus naissent du silence ou de la gêne. Dire à son conjoint :

  • “Je suis très fatiguée aujourd’hui, ce n’est pas contre toi.”

  • “J’ai moins envie en ce moment, mais ça ne veut pas dire que je ne t’aime pas.”

Ces phrases simples permettent d’éviter tensions et incompréhensions.


La vie intime

La libido fluctuante peut déstabiliser le couple. L’important est de garder la complicité :

  • Se rappeler que la sexualité ne se résume pas aux rapports.

  • Oser parler de la sécheresse vaginale, et utiliser sans honte lubrifiants ou gels adaptés.

  • Être patient et attentif : la tendresse, les câlins, les massages comptent tout autant.


Le rôle du soutien moral

Un conjoint attentif peut être d’une grande aide :

  • Encourager à consulter en cas de symptômes trop lourds.

  • Partager des activités qui réduisent le stress (sport, promenade, danse).

  • Ne pas minimiser les ressentis : ce que vit sa compagne est réel et mérite d’être entendu.


En résumé, la préménopause est une étape qui se vit mieux à deux. Un mari ou compagnon impliqué, compréhensif et patient devient un allié précieux pour traverser cette période parfois difficile.


La clé : le dialogue. 

Dire clairement “Je traverse une étape hormonale, ce n’est pas toi, c’est mon corps” peut éviter des tensions inutiles. Certaines femmes choisissent même d’emmener leur conjoint chez le gynécologue pour qu’il entende les explications d’un professionnel.



Préménopause et pilule : une réalité parfois masquée


Chez certaines femmes, la prise de la pilule peut rendre la préménopause moins visible. En effet, les cycles artificiels induits par la contraception hormonale peuvent masquer ou atténuer les premiers signes (irrégularités, bouffées de chaleur, sautes d’humeur…).

Résultat, il arrive que la préménopause s’installe sans que l’on en ait vraiment conscience. Cela ne signifie pas qu’elle n’existe pas, mais simplement que ses manifestations sont dissimulées. Comprendre ce phénomène, c’est permettre aux femmes concernées de mieux écouter leur corps et d’aborder cette étape avec lucidité et sérénité.


Faut-il arrêter la pilule en préménopause ?


La question se pose souvent autour de 50 ans. La pilule peut en effet masquer certains signes de la préménopause, comme les cycles irréguliers, ce qui rend parfois plus difficile la compréhension de cette étape. De plus, avec l’âge, la prise de la pilule peut augmenter certains risques cardiovasculaires. Pour ces raisons, de nombreux médecins conseillent de réévaluer sa contraception à ce moment de la vie. Cela ne veut pas dire qu’il faut l’arrêter brutalement, mais qu’un échange avec son gynécologue ou son médecin traitant est essentiel. Ensemble, il est possible de trouver l’alternative la plus adaptée, qu’il s’agisse d’un autre moyen contraceptif ou d’un accompagnement spécifique pour traverser la préménopause en toute sérénité.



Comment mieux vivre la préménopause ?


1.Consulter son médecin

Faire un bilan médical pour écarter d’autres causes et trouver des solutions adaptées : traitement hormonal, phytothérapie ou compléments alimentaires.


2. Réguler les hormones naturellement

  • Consommer des phytoestrogènes (soja, graines de lin, pois chiches) pour compenser la baisse d’œstrogènes.

  • Limiter caféine, alcool et aliments ultra-transformés qui aggravent bouffées de chaleur et irritabilité.


3. Bouger régulièrement

  • Alterner cardio doux et renforcement musculaire : marche rapide, vélo, natation, Pilates, yoga dynamique.

  • 15 minutes de gainage ou squats par jour pour maintenir la masse musculaire et stimuler le métabolisme.


4. Améliorer le sommeil

  • Instaurez une routine du soir : douche chaude, lecture, méditation, lumière douce.

  • Gardez la chambre légèrement fraîche et prévoyez des draps respirants pour limiter les sueurs nocturnes.


5. Gérer le stress et l’humeur

  • Pratiquez la méditation, cohérence cardiaque ou respiration 4-7-8, 10 minutes matin ou soir.

  • Tenez un journal de gratitude ou d’émotions pour mieux gérer l’anxiété et identifier les déclencheurs.


6. Adapter son alimentation

  • Fer en cas de règles abondantes.

  • Protéines pour maintenir la masse musculaire.

  • Oméga-3 pour le cerveau, la peau et l’équilibre hormonal.


7. Prendre soin de sa peau et de ses cheveux

  • Crèmes hydratantes riches en acide hyaluronique et boire beaucoup d’eau.

  • Compléments d’oméga-3 pour la peau et les cheveux.


8. Prévenir la prise de poids et protéger les os

  • Exercices portés par le poids du corps (squats, fentes, pompes) pour stimuler la densité osseuse.

  • Vérifier et compléter son alimentation en calcium et vitamine D si nécessaire.


9. Préparer un kit de survie

Toujours dans le sac : protections menstruelles, brumisateur ou éventail pour les bouffées de chaleur, petit en-cas sain pour les coups de fatigue.


10. Favoriser le bien-être général

  • Faites des Micro-pauses relaxantes : 5 minutes de respiration, étirements ou marche.

  • Moments plaisir réguliers : danse, lecture, sorties entre amis ou hobby créatif.


11. Ne pas rester seule

Parler à ses proches, échanger avec d’autres femmes ou rejoindre une association. Briser le silence aide à se sentir comprise.


12. Considérer les solutions médicales si nécessaire

  • Consulter un gynécologue ou endocrinologue pour des compléments hormonaux ou non-hormonaux.

  • Vérifier la possibilité de consultations spécialisées en nutrition ou coaching hormonal pour des solutions concrètes et personnalisées.


préménopause femme

La préménopause n’est pas une maladie, mais une transition. Une étape parfois imprévisible, fatigante, mais qui peut aussi être vécue comme une opportunité d’apprendre à mieux se connaître.


Vous n’êtes pas seule, vous n’êtes pas “folle” : votre corps traverse un bouleversement hormonal normal. En parler, consulter et trouver des solutions adaptées, c’est déjà reprendre le contrôle.


Et si cette période était l’occasion d’apprendre à vous écouter vraiment, à mettre en place de nouvelles routines, et à renforcer la complicité avec ceux qui partagent votre vie ?


Mon avis : « La préménopause n’est pas une maladie, et il n’y a aucune honte à le dire haut et fort : “Je suis en préménopause.” C’est une étape naturelle du cycle de la vie, un passage qui fait partie de notre histoire. Apprendre à connaître notre corps, écouter nos émotions et comprendre ces changements, c’est se donner le pouvoir de traverser cette période avec fierté et sérénité. C’est un moment pour se reconnecter à soi, célébrer notre expérience et accueillir cette transformation avec confiance. "


👉 Tous ces conseils sont des mesures d’hygiène de vie et de bien-être, mais ils ne remplacent pas l’avis d’un médecin. Chaque femme vit sa préménopause différemment, et parfois un accompagnement médical est nécessaire.


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